Tutoriel de la trousse pour blocs de cire

À l’école Steiner que nous fréquentons, les enfants utilisent des blocs de cire de la marque Stockmar. Ces blocs sont particulièrement résistants, ils permettent différents types de préhension et ils offrent un choix de couleurs spécifique à la pédagogie Steiner. Dès la première année de primaire, chaque enfant reçoit peu à peu ses propres blocs de cire, qu’il range dans une trousse en tissu. La confection de la trousse est une des manières pour les parents (ou les frères et sœurs aînés) de témoigner à l’enfant de leur investissement dans sa scolarité*. Avant le confinement, j’avais l’intention d’organiser un atelier de couture pour permettre aux parents de l’école qui le souhaitaient de coudre la trousse de leur enfant. Cet atelier n’ayant pas pu avoir lieu, j’ai décidé d’envoyer à un ami de la classe de Django un pas-à-pas dessiné pour qu’il puisse coudre sa trousse avec sa maman, car celle-ci m’avait parlé à plusieurs reprises de son souhait de coudre une trousse pour son fils. Je le partage ici à destination des familles qui se sentiraient inspirées. On peut également aisément détourner ce tutoriel pour confectionner des trousses où ranger les tubes d’homéopathie (la pièce n°3 est dans ce cas superflue).

PS : Le tutoriel est relativement monochrome, car mon idée était de l’imprimer et de le colorier avec Django avant de l’envoyer à son ami, ce que nous avons fait.

Tutoriel dessiné de la trousse


Pourquoi coudre la trousse d’école de son enfant ?

* Le fait de coudre la trousse de son enfant, en y étant invité par l’école (ou par l’enseignant), relève selon moi de ce qu’on appelle des « pratiques transitionnelles », c’est-à-dire des pratiques qui visent à familiariser l’enfant avec la culture scolaire et le métier d’élève (autrement dit, avec ce nouveau rôle qui est le sien lors de son entrée à l’école). Ces pratiques permettent à l’enfant de vivre plus harmonieusement les grands moments de transition que sont, notamment, l’entrée en maternelle et en primaire. Ces périodes de transition sont en effet particulièrement importantes, car elles rendent la plupart du temps l’enfant relativement vulnérable et elles impactent, dans le même temps, sa perception de l’école (et des apprentissages) sur le très long terme. Il est donc important qu’elles soient le plus réussies possible. En étant invités à coudre la trousse de notre enfant, on lui témoigne, dans le soin que nous mettons à réaliser cet ouvrage qui le suivra tout au long de sa scolarité, que l’école n’est pas un lieu étranger à la sphère familiale, mais un lieu où nous aussi, parents, sommes investis. En choisissant avec lui les tissus de sa future trousse, nous lui permettons aussi d’emporter un petit bout de la maison avec lui lors de ses journées en classe. Imaginez cette trousse comme une sorte de doudou pour les grands !

Bien entendu, c’est la multiplication de ce type de pratiques transitionnelles qui leur confèrent une efficacité : choisissez de préférence une école qui privilégie les pratiques transitionnelles dites de « haute intensité » (c’est-à-dire individualisées, telles qu’un rendez-vous individuel, une invitation à participer à la vie de l’école ou à la vie en classe, etc.).

A propos des « pratiques transitionnelles », voir notamment Tobbell, J., & O’Donnell, V. (2005). Theorising Educational Transition: Communities, Practices and Participation. (lien cliquable)

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