Cela sent bon la nature et les aiguilles de pin dans notre bibliothèque : « Slow » d’Huiban et « Animaux architectes » de Nassar et Blasco

Mon premier est une initiation, limpide et accessible, des grands principes qui structurent la pédagogie Steiner-Waldorf. Mieux encore, avec Slow*, Isabelle Huiban nous incite à ralentir le rythme de nos vies effrénées pour nous offrir ce qui nous est – à l’adulte comme à l’enfant – essentiel : du temps ensemble et au contact de la nature.

Mon second intervient comme un prolongement du premier, pour nous donner envie d’ouvrir l’œil et de déceler l’ingéniosité d’habitats que nous n’avons pas l’habitude de visiter : ceux des animaux ! Animaux architectes* s’adresse aux enfants dès cinq / six ans ; il trouvera une place de choix aussi bien dans votre coin nature que dans votre espace construction.

Mon tout est une invitation à jouer dans les bois.

Et bien quoi ? Que fais-tu encore là ?

Lire la suite « Cela sent bon la nature et les aiguilles de pin dans notre bibliothèque : « Slow » d’Huiban et « Animaux architectes » de Nassar et Blasco »

Aux mères-veilleuses, malgré la douleur, malgré la peine

31 août, veille de rentrée scolaire. J’ai étiqueté l’ensemble des affaires des enfants ; je vérifie une dernière fois les listes respectives ; je fais deux tas. J’embarque les affaires de Django dans la charrette que j’accroche à l’arrière du vélo pour transporter les enfants. J’ajoute du jus de fruits et un gâteau confectionné la veille. Nous nous sommes levés tôt  June s’est levée (beaucoup trop) tôt. J’ai aidé les enfants à s’habiller, j’ai préparé le petit déjeuner. Comme tous les matins. Je me dis que je n’ai pas prévu pour eux de « tenues de rentrée ». Tout le monde est souriant aujourd’hui. Il fait beau. Je beurre une tartine et je me souviens que j’ai oublié d’ajouter des sacs pour le linge sale dans les affaires que June emportera à la crèche. Elle commence son « acclimatation » (oh le barbarisme…) dans quatre jours. Les enfants sont heureux de mettre leur casque et de s’installer dans la charrette qui a rendu possible toutes nos aventures de l’été. Je m’installe sur le vélo. La jardinière de Django nous a invité à un brunch de retrouvailles à l’école, et je lui suis reconnaissante d’avoir organisé cette activité qui permettra à tous d’apaiser l’effervescence de la rentrée et d’éviter des embrassades trop déchirantes le lendemain matin. Les enfants sont ravis de jouer dehors et il faut voir avec quel naturel ils s’installent aux tables que nous avons disposées dans la cour pour manger, se passant des muffins aux myrtilles ou réclamant plus de jus de pomme ; on n’a pas l’impression que deux mois viennent de passer. Le week-end dernier, nous avons terminé les divers travaux de couture et d’ébénisterie nécessaires et nous avons tout nettoyé. Les enfants sont curieux de cette nouvelle disposition, qu’ils découvriront véritablement le lendemain. Je n’oublie pas de déposer toutes les affaires de Django. Il m’aide à installer son couchage à l’étage.

Sur la route, un automobiliste klaxonne derrière moi ; je prends peur car j’imagine le pire (la charrette en train de se détacher), je freine de toutes mes forces. J’ai changé les freins (à disque…) la veille, la route est humide : le vélo glisse et se couche sur moi. Je heurte méchamment le bitume.

Lire la suite « Aux mères-veilleuses, malgré la douleur, malgré la peine »