L’effet Montessori (3)

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« Je te prépare ton cadeau d’anniversaire, maman. » Quelques jours en avance, j’ai ainsi reçu une barrière décorée de pinces à linge ! Il faut dire que je l’ai sans doute bien cherché, hihi…


Je suis bien moins présente sur le blog et par courriel en ce moment, j’en suis désolée : je redécouvre la vie avec mon bébé, je consacre un maximum de temps à mon grand avant sa première rentrée et je profite de mon homme et de mes amis. En attendant un retour moins timide, tu peux me suivre sur Instagram si le cœur t’en dit. J’espère que tu passes un merveilleux été !

L’effet Montessori (2)

effetmontessori04– Un an –
effetmontessori02– Deux ans –
effetmontessori01– Deux ans pas encore tout à fait et demi –

Non, je ne suis pas une inconditionnelle de la pédagogie Montessori. Je t’expliquerais d’ailleurs peut-être un jour pourquoi, si ça t’intéresse. Mais il y a, dans les ouvrages de Maria Montessori, des propositions si simples et intelligentes qu’elles s’imposent rapidement comme des évidences et qui pourtant, pour nos esprits élevés dans l’aire du plastique et de la surconsommation, peuvent tout d’abord faire l’effet d’une véritable révélation. L’idée de ne proposer que de la vaisselle en matériaux naturels à l’enfant depuis sa naissance (verre, céramique, bois, etc.) fut pour moi de cet ordre ! J’ai eu la grande chance de faire cette « découverte » au moment où je cherchais la vaisselle la plus clean possible pour mettre sur la liste de naissance de Django… Exit, au dernier moment, les jolies assiettes Biobu et autres sets en plastique garantis sans BPA. Nous nous sommes simplement équipés de couverts, de verres et de carafes de taille réduite, adaptés aux petites mains de bébé, souvent chinés dans les tiroirs de cuisine des copains ou des grands-mères. Allaité jusqu’à 16 mois, Django n’a vraiment commencé à boire de l’eau que l’été de son premier anniversaire, mais il mange dans une assiette « qui casse » depuis les premiers temps de la diversification alimentaire. Cela fait désormais plus d’un an qu’il boit seul dans un verre en verre, quelques mois qu’il adooooore se servir lui-même avec une carafe (même si le versé est encore loin d’être parfait… mais ce n’est pas vraiment mon objectif – pas une inconditionnelle de Montessori te disais-je, huhu). A 28 mois, il est tout à fait capable d’aider à mettre la table, de se servir (quand il veut bien manger seul) de petits couverts. S’il ne manipule pas encore très bien le couteau, il a tout à fait compris le danger de celui-ci. À lire d’autres blogs montessoriens, tu découvriras vite que mon fils ne fait pas exception (et qu’il existe même des enfants beaucoup plus « précoces » en la matière).

Ces gestes, qui sont pour lui naturels, provoquent souvent de la réticence hors du cercle familial. Spontanément, on s’empresse de retirer les objets qui cassent des mains d’un enfant plutôt que de lui rappeler, simplement, que ceux-ci sont fragiles. On s’écrie : « Attention, tu vas le casser ! » (ce qui est, assurément, la meilleure manière pour que l’enfant le casse, effectivement). On ne propose pas à un enfant de deux ans d’aider à mettre la table, de passer un chiffon pour les poussières ou d’essuyer l’eau qu’il a renversé. Il suffit pourtant d’observer le plaisir et la concentration d’un tout-petit lorsqu’il effectue ces tâches pour se convaincre de leur intérêt.

Et je peux t’assurer que Django a cassé beaucoup moins de vaisselle ces deux dernières années que moi, dont la maladresse quasi-légendaire arrache des soupirs moqueurs à mon homme ! Et puis franchement, quel gain de temps, de place et d’argent…

Les solutions les plus simples…

À défaut d’être une « bonne résolution », voilà du moins mon leitmotiv pour 2016.

Que l’année nouvelle te soit douce et belle !