Découverte sensorielle du système solaire

Le système solaire et ses planètes : voilà bien un thème qui intrigue et passionne les petits comme les grands, non ?

Ça n’aura pas échappé aux plus assidus : plus beaucoup de progression type « Montessori » par chez nous (par contre, si tu cherches des plateaux inspirants pour les enfants dès six ans, cours chez Merci qui ? Merci Montessori, ils font boomer mon âme de pédagogue). Notre univers oscille plutôt entre les énergies collectées à l’école Steiner des enfants et mon propre engouement pour les apprentissages autonomes (je rêve de m’offrir les deux titres de John Holt* parus récemment en français). Ajoutons un soupçon de Reggio cher à mon cœur, et nous sommes au complet. En recevant le coffret d’astronomie Montessori* dans notre abonnement Lib&Lou cet été, j’ai toutefois soudain eu à nouveau envie de faire plein de propositions à mes mômes : j’ai ressorti nos livres préférés sur le système solaire et l’univers, et nous voici partis à l’assaut des planètes munis de compas, de pinceaux et de pâte à modeler.

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Dans la famille « musée des enfants », je demande le Tilt

Je garde un souvenir mémorable de mon passage au Musée des enfants de Bruxelles lorsque j’étais gamine : l’exposition était sur les cinq sens et je me revois encore arpenter pieds nus un parcours sensoriel et plonger la main dans de grands récipients occultés (décidément, je comprends pourquoi j’aime tellement l’approche Reggio). J’avais hâte d’y emmener les enfants ! Pourtant, lors de notre visite il y a quelques mois, j’ai été très déçue par l’espace et les expositions. De mes yeux d’adulte, j’y ai découvert des activités très cérébrales et dirigées, peu praticables dans le bruit et l’effervescence du lieu et en tout cas inaccessibles aux enfants non-lecteurs. Seules les salles du dernier étage, dédiées au conte et à l’univers onirique, m’ont plu, mais là encore, si le décor est beau, il est entièrement composé de plastique (vous visiterez donc… une forêt en plastoc, si c’est pas classe, ça). Déception. Dans ce cas, j’aime mieux un vrai parc d’attractions.

Toutefois, quelques semaines plus tard, mon amie Lexane me proposa d’aller au Tilt, un musée des enfants situé cette fois à Rixensart. Musée des enfants ? Pas tout à fait. Le site internet indique qu’il s’agit d’ « un espace d’ouverture au monde, un centre d’expression et de créativité ». La différence est perceptible dès l’entrée. Un ancien corps de ferme a été transformé pour faire voyager les enfants à la découverte des habitats du monde entier. Outre la thématique, les espaces de jeux sont très sensoriels, ils sont créés à partir de beaucoup de matériaux de récup’, encouragent le jeu libre et sont vraisemblablement pensés pour s’adresser à des enfants d’âges différents. Nos deux filles ont exploré l’ensemble dans la joie, mettant avec plaisir les mains dans l’argile, transvasant sans fin du riz, se déguisant pour mieux nous concocter des petits plats imaginaires dans des casseroles presque plus grandes qu’elles, etc.

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Excursion sensorielle à la frontière franco-belge

Comme tu l’as peut-être vu sur Instagram, nous venons de passer trois jours chez mon amie Claire et ses enfants ; le genre de mini excursion qui me fait me demander pourquoi partir bien loin quand il fait si (atrocement) beau dans notre petit pays où ni la mer ni la forêt ne sont bien loin… Puisque les enfants ne sont jamais aussi heureux et faciles à vivre que dehors, Claire nous a fait découvrir les Prés du Hem, un parc de loisir à la frontière franco-belge, organisé autour d’un lac et dédié aux activités d’extérieur : nul manège ici, mais de la baignade, du pédalo, du canoë, des ponts suspendus, une réserve ornithologique, etc.

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Le saint Graal de la recette de pâte à modeler maison

Il y a bien longtemps, j’ai cru avoir trouvé une parfaite recette de pâte à modeler maison. Mais la belle était gluante et inutilisable au bout d’une petite semaine (et comprends-moi bien, si je trouve un plaisir certain à malaxer la pâte à modeler tout juste sortie de la casserole, je ne vais tout de même pas en cuisiner chaque semaine et empiéter de la sorte sur le temps consacré à mon gâteau au chocolat hebdomadaire, nondidju). C’était sans compter sur le sacro-saint ingrédient qui permet à la pâte à modeler de conserver très longtemps, révélé dans sa recette par Merci qui ? Merci Montessori : la crème de tartre. Et depuis, mon dieu que cela fonctionne bien ! Seul hic : ma pâte à modeler était le plus souvent de couleur naturelle, car je trouve les colorants alimentaires liquides très peu pratiques d’utilisation (il faut en mettre énormément, ça coule de tous les côtés si on veut les ajouter hors du feu, ça consomme plein de petits flacons en plastique). Récemment, j’ai acheté des colorants alimentaires en poudre et le problème ne se pose plus. Pour parfumer la pâte, je préfère également utiliser de l’extrait d’amande ou de fleurs d’oranger plutôt que des huiles essentielles. Du coup, voici…

La recette

Mélanger la farine, le sel, l’eau, la crème de tartre et l’huile dans une grande casserole. Ajouter l’extrait d’amande ou de fleurs d’oranger et le colorant alimentaire en poudre (une très petite quantité est nécessaire ; plus il y a de colorant, plus la teinte sera foncée ; les mélanges sont évidemment possibles). Chauffer à feu moyen en mélangeant avec une cuiller en bois jusqu’à ce que le mélange épaississe de manière homogène. Quand la pâte ne colle plus aux doigts (attention, c’est chaud), elle est prête. Malaxer sur le plan de travail et conserver dans des récipients hermétiques.

NB : évidemment, cette pâte à modeler maison, en plus d’être avantageuse financièrement et de limiter les emballages, a l’avantage de présenter moins de risques pour la santé que son équivalent industriel. Mais même si elle est composée d’ingrédients naturels, je déconseille de laisser les enfants en manger (et, crois-moi, ma fille adore), car la consommation de colorants alimentaires est particulièrement déconseillée pour les jeunes enfants, chez qui ils peuvent entraîner des risques d’hyperactivité et des troubles de l’attention (voir par exemple cette liste ; cela concerne également les colorants « naturels », comme la cochenille – E120 – par exemple). Il en va de même pour les arômes (que tu peux néanmoins choisir d’origine biologique).  

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Balade sonore à la découverte de l’eau

C’est une lectrice de Minuscule infini (merci Léa !) qui m’a fait découvrir au détour d’un commentaire un trésor pour jeunes (ou moins jeunes) oreilles :  » chants de l’eau », « chants d’oiseaux », « concerts naturels »…, Studio les Trois Becs capture les sons de la nature qui nous environne. Ce projet a deux raisons de me plaire : je suis sensible au fait que nous vivons dans un brouhaha ambiant qui nous déconnecte du silence comme des sons d’origine naturelle, et, à l’exception des activités musicales à proprement parler, les propositions d’activités qui mobilisent le sens de l’ouïe sont peu répandues.

studiolestroisbecs04 À l’écoute des premiers morceaux, tandis que j’imagine comment introduire les chants d’oiseaux auprès de mon petit garçon de trois ans, surgit une émotion inattendue : voici soudain un petit bout de mon enfance qui m’enserre le cœur et remonte dans ma gorge ; je me vois jouant dans le jardin avec mes cousins ou observant le ciel gris depuis la fenêtre de mon bureau chez mes parents. Je jette un œil sur la pochette : c’est le chant de la mésange que ma mémoire a lié étroitement à ces souvenirs. Je croyais n’avoir jamais tendu l’oreille assez attentivement, je croyais être passée à côté de la subtilité de ces mélodies ; elles étaient là, en moi, connues de mes oreilles sans que ma bouche puisse les nommer. Étrange et intense expérience.

Trois créations du Studio les Trois Becs sont arrivées chez nous

  • Pour la plus petite, Mon imagier sonore de la nature, idéal pour tous les parents qui n’aiment pas imiter les cris des animaux (ou qui ne sont tous simplement pas très doués pour cela, uhuhuh) ; les illustrations enfantines du livre cartonné qui accompagne le disque seront plus avantageusement remplacées par des photographies des animaux en question, mais le cd en lui-même est très bien fait, présentant les cris d’une douzaine d’animaux de la ferme, suivis du chant de quelques insectes et oiseaux parmi les plus connus, pour s’achever sur des sons naturels plus inattendus (« le ruisseau », « je marche dans la neige », « le feu de bois »…) et de trois pistes destinées à l’endormissement. Atypique et précieux.
  • pour moi Pour Django, Chants d’oiseaux des bois et forêts, dont je te parlerai dans un prochain article plus longuement,
  • et enfin Les chants de l’eau que j’avais envie de te présenter aujourd’hui en guise de support à une balade sonore à la découverte de l’eau.

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Matériaux de récup’ pour paniers aux trésors

Paradoxe de mon quotidien : d’un côté, je passe un temps considérable à trier, donner, jeter, ranger pour libérer de l’espace, de l’autre, j’accumule les bouchons de lait et de vin, les pommes de pin, les papiers colorés, les boîtes, les matériaux d’emballage, les pièces de petites voitures cassées que mon fils refuse de jeter… Reggio et minimalisme ne sont décidément compatibles qu’à condition de faire de la nature le terrain de jeu exclusif (ce qui serait, de mon point de vue, tout à fait super). Bon, pour être un minimum cohérente, j’essaye de limiter tout nouvel achat de matériel et de faire avec ce dont recèlent nos armoires. Et, bonne nouvelle, les enfants ne demandent souvent pas mieux !

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Quand je vide les armoires dans l’espoir d’y voir plus clair et de faire varier les paniers et plateaux à disposition des enfants

June est à cet âge délicieux où le moindre objet est digne d’un intérêt soutenu… à condition de varier les propositions !

Ma maman a bien résumé la chose, l’autre jour, en s’exclamant : « June, elle ne veut jamais jouer avec SES jouets ! Elle ne s’intéresse qu’au contenu des tiroirs de cuisine et aux petites voitures de son frère ! ». Ils me font doucement rire, les jouets en question pensés pour les moins de un an : malgré leurs jolies couleurs et leurs bruits interpellants, ils ne pourront jamais rivaliser avec cette fabuleuse louche en inox dont un adulte semble avoir une si grande utilité ou les véhicules extraordinaires pour lesquels le grand frère a tant d’intérêt. J’ai bien gardé un ou deux hochets de bois que JE trouve vraiment beaux, mais passés quatre ou cinq mois, June les a snobés après dix minutes au même titre que les peluches qui font « pouet » ou les livres à froisser. À la rigueur, ceux qui peuvent se mâchouiller ou se regarder sans fin ont le droit de rester (quelques animaux en bois ; les premiers imagiers), les autres sont priés de faire place…

Mais place à quoi ?

Aux paniers aux trésors, pardi, emplis de tous les objets que tu glaneras dans la maison. Je relis cet article écrit à l’époque où Django avait le même âge que June aujourd’hui, et je me rends compte que mes enfants ont beau être de caractères fort différents, il y a des objets qui possèdent vraisemblablement un pouvoir d’attraction incontestable sur les bébés de huit-dix mois. Une cuiller, par exemple, ou une bouteille d’eau ! Très naturellement, on reprend donc les mêmes et on recommence. L’activité ne coûte rien, est rapide à monter et occupe bien, à condition de la renouveler au bout de quelques jours.

Sur ces photos, j’ai composé trois paniers sensoriels : un panier d’objets en bois/bambou/osier, un panier d’objets en métal, un panier d’objets en tissu. Sans surprise, June affectionne tout particulièrement celui qui fait le plus de bruit. Emma m’a écrit sur Instagram : « Quand les objets parlent, c’est tellement plus rigolo ! » ; je me suis dit que la formule était belle.

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La balle de préhension vient de chez Fool de Wool, nos paniers sont presque tous issus de chez Oxfam et le reste sort des tiroirs de la cuisine et de la salle-de-bain ou de mon armoire à couture. Le meilleur, dans l’histoire, étant que mon fils de trois ans ne peut s’empêcher de faire lui aussi l’inspection des paniers… et d’improviser un concert sur casserole que sa petite sœur se fait une joie d’imiter.

Et si tu cherches June une fois qu’elle a vidé intégralement le contenu de ses paniers et s’en est détournée, ne t’inquiète pas : ces petits pieds qui seuls dépassent de l’armoire à « loose parts » malgré tout le soin que tu auras pris à en bloquer les poignées sont assurément les siens ; le reste de son corps doit être en train de s’interroger sur la possibilité de gober une châtaigne ou de tester la qualité du grain du papier à dessin.

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La table d’exploration sensorielle

Cela fait bien longtemps que je n’ai pas écrit un billet à propos de mobilier ou d’aménagement de l’espace pour les tout-petits ; pourtant, je sais que tu les affectionnes. Voici donc quelques mots sur la table d’exploration sensorielle home made qui a élu domicile chez nous depuis un an (je ne le répéterai jamais assez : je suis à la bourre pour tout). « Table d’exploration sensorielle ? Elle se prend pas un peu la tête, là, pour un simple bac à sable ? », me diras-tu, et tu auras raison ! C’est d’ailleurs ainsi que Django l’appelle, sauf qu’il change le nom en fonction du contenu : « mon bac à sable », « mon bac à riz », « mon bac à eau »… Mais disons qu’en écrivant « table d’exploration sensorielle », j’ai tout dit quant à son utilité. Après tout, le plaisir éprouvé en plongeant les doigts dans les lentilles n’est pas un privilège réservé à Amélie Poulain. Et qu’est-ce qu’on apprend en manipulant de la sorte diverses matières à propos du poids, des quantités, des textures, etc. !

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En fonction de l’intérêt de l’enfant, cette table sera tour à tour ou tout à la fois terrain de jeux d’imagination, exercice de motricité fine, bac sensoriel, table des saisons ou de la nature…

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Soudain, arrêter le temps : yoga, méditation, massage et taï chi pour les petits [concours]

Surmenage. La rentrée de Django, l’arrivée de l’automne, les absences répétées de mon homme, la reprise du travail et, de facto, la séparation avec ma fille, ma galère quotidienne pour tirer mon lait et les longs trajets jusqu’à mon lieu de travail… ont eu raison de la belle énergie que j’avais accumulée durant l’été. Fin août, j’avais l’impression de rayonner, aujourd’hui, je ne suis plus que l’ombre de moi-même. Et pourtant, j’ai de l’aide : mes parents, mes beaux-parents, ma sœur, mes amies si chères à mon cœur, mes collègues et notre précieuse Malika qui vient deux fois par mois pour abattre un peu de ménage ; je ne manque pas de personnes ressource (et si vous me lisez, je vous embrasse de tout cœur). Je l’écris parce que peut-être que certaines qui me liront se sentiront moins seules. Je ne suis que compassion pour toutes les mamans en galère et mon admiration infinie va à toutes les autres ! Je cherche le bouton PAUSE !

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Quatre ouvrages et des places pour le salon de l’Éducation à gagner !

C’est dans ce contexte qu’arrive un superbe partenariat qui tombe à pic : à l’occasion du Salon de l’Éducation qui aura lieu à Charleroi du 12 au 16 octobre prochain, les Éditions Dominique et compagnie offrent aux lecteurs de Minuscule Infini 4 ouvrages de la collection « Zen » : deux exemplaires de Mon premier livre de Yoga et deux exemplaires de Mon premier livre de méditation (+ cd), ainsi que des places pour le Salon (voir la fin de l’article).

 

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Yoga, méditation, massage et taï chi pour les petits

POUR QUI ? Dans une société ultra-médiatisée et hyper-connectée, dans laquelle nous sommes constamment assaillis d’informations (visuelles, surtout, mais aussi auditives), il me paraît essentiel d’apprendre dès l’enfance des techniques pour se préserver de ce flux de sollicitations. Nos enfants sont le fruit de leur époque ; leurs comportements reflètent le rythme effréné auquel nous tentons bien souvent de soumettre nos existences, lequel va de pair avec la rapidité avec laquelle nous devons traiter la multitude de stimuli qui nous parviennent. Sans vouloir procéder à des raccourcis peu nuancés (j’espère toujours que ma sœur neuro-psychologue, qui se spécialise dans le travail avec les enfants, écrive ici un article à ce sujet), en témoignent les divers troubles de l’attention et les attitudes tantôt apathiques tantôt survoltées de nos tout-petits. Ces livres s’adressent aux (grands-)parents et aux professionnels de l’enfance qui souhaitent proposer un autre rythme aux enfants qu’ils côtoient.

POURQUOI ? Dans notre monde, se concentrer tient lieu au pire de la prouesse, au mieux du loisir, d’où l’efflorescence de toute une série d’activités qui nous invitent à nous recentrer sur nous-mêmes, à nous connecter à nos sensations, à ralentir le rythme pour être plus « pleinement conscient » de ce que nous vivons. Yoga, méditation, massage et taï chi peuvent faire partir de celles-là.

COMMENT ? Pas question, bien sûr, d’exercer le tout-petit à la justesse d’une posture ou d’avoir pour objectif de le plonger dans un état méditatif profond : les livres de la collection « Zen », avec leurs petits formats et leurs jolies illustrations, invitent plutôt à trouver en famille ou en groupe une temporalité autre, déconnectée de la course effrénée du quotidien, à travers laquelle l’enfant peut investir son corps (dont notre mode de vie contemporain a plutôt tendance à le couper alors qu’il constitue, selon Rudolf Steiner, son principal vecteur d’apprentissage de 0 à 7 ans) et développer des facultés cognitives différentes de celles qu’il a l’habitude de solliciter. Accorder de l’attention à la manière dont on respire, laisser le temps à l’esprit d’imaginer, faire l’expérience de se projeter au-dedans de soi à la recherche d’une certaine quiétude…, voilà ce que proposent les deux livres que je vous propose de gagner aujourd’hui.

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Baboes Schaerbeek : quand l’espace devient acteur d’apprentissage

baboes-learning-space-07Plus encore que dans d’autres pédagogies dites « actives » (mais c’est très prégnant dans celles-ci aussi et c’est sans doute pourquoi toutes ces approches me passionnent tant), l’approche Reggio considère que l’espace est un acteur à part entière de l’apprentissage de l’enfant.

Baboes-Schaerbeek l’a bien compris ! Ce lieu de rencontre, qui accueille gratuitement les enfants de 0 à 4 ans accompagnés d’un adulte, s’est installé dans les incroyables locaux de Arts Basics for Children. Depuis que Django et moi avons découvert l’endroit grâce à cet article de Bruxelles-les-Oies (blog dont je ne peux que te recommander chaudement la lecture, si tu es Bruxellois – de cœur ou d’un jour), nous en sommes tombés amoureux et nous y retournons le plus souvent possible. C’est bien simple, tout me plaît chez Baboes-Schaerbeek : le concept et sa gratuité (si tu veux en savoir plus, rendez-vous sur Bruxelles-les-Oies, donc), la véritable convivialité qui en découle, la bienveillance des accueillantes et, surtout, la beauté et l’intelligence de tout le mobilier. D’ailleurs, c’est pour ça que je t’en parle, car si la distance géographique t’empêche d’y mettre un jour les pieds, j’ai pensé que l’aménagement de l’endroit pourrait t’intéresser. Pour moi, il est une incroyable source d’inspiration.

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Pâte à modeler, pâte à sel, sable de lune… : l’intérêt des activités de modelage

La pâte à modeler est un merveilleux outil d’apprentissage, peu onéreux et aux possibilités quasi infinies. Elle…

  • développe le sens du toucher, de la vue et de l’odorat (d’où l’intérêt de faire varier les textures – terre glaise, sable de lune, pâte à sel, etc. -, les couleurs et, pourquoi pas, les odeurs en ajoutant quelques gouttes d’huiles essentielles à la pâte à condition que bébé ne porte plus les objets à sa bouche) ;
  • travaille la motricité fine de l’enfant (enfoncer un doigt, déchirer, rassembler, aplatir, rouler, modeler… à chaque âge ses plaisirs) et exerce les muscles de la main ;
  • permet l’expérimentation en trois dimensions (découverte des formes, de la notion d’espace, des oppositions plus gros versus plus petit, etc.) ;
  • sert de support à l’imaginaire ;
  • éveille la sensibilité artistique ;
  • invite au calme, à la concentration, à la (re)connexion avec son intériorité (si tu as, dans la maison ou en classe, un petit espace de « sérénité » – j’en rêve -, où l’enfant peut faire la paix avec ses sentiments, il est intéressant d’y proposer une activité de modelage) ;
  • etc.

Désormais, tous les types de pâte à modeler ont la côte chez nous ! Même la terre glaise – celle que je préfère – qui, parce qu’elle est légèrement humide et collante, aurait pu rebuter les petites mains propres de mon fils. Il ne se passe plus une journée sans qu’il ne réclame cette activité.

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