Du doudou à la précieuse poupée de chiffon, à chaque âge sa poupée Waldorf

La poupée revêt une importance toute particulière dans la pédagogie Steiner-Waldorf. Fabriquée à partir de matériaux naturels, cousue à la main par une personne qui y investira son cœur, ses traits et sa morphologie évoluent en fonction de l’âge de l’enfant auquel elle est destinée. D’abord petit doudou à nœuds qui accompagnera bébé au berceau, la poupée Waldorf deviendra plus tard un confident et un compagnon de jeu.

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Quand tu demandes du lait… et que je te souris « non »

Il y a trois ou quatre mois, j’ai commencé à dire « non » le soir, puis plus récemment « non » le matin. Un « non » timide, raisonnable, négociateur. Un « non » qui se cherche, qui sait ce qu’il veut sans vouloir faire de peine. Un « non » qui a trop conscience de l’étape irréversible qu’il marque et auquel ce pas franchi fait peur. Aujourd’hui encore, tu pointes ton index vers ma poitrine et demandes : « Je peux avoir du lait ? Il n’y en a plus ? Je peux voir s’il y en a encore ? » Je te souris et t’embrasse.

Mon. Cœur. Prend.L’eau.

Je te propose du lait végétal avec des glaçons et des câlins à profusion. Tu acceptes les deux avec enthousiasme. Cela ne t’empêchera sans doute pas, demain, de poser encore les mêmes questions. De quelle tristesse mon cœur sera-t-il submergé le jour où tu ne les poseras plus ?

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Une robe de mariée zéro déchet, made in France et ultra-pratique pour faire du vélo

En juin dernier, je me suis mariée. Tu connais mon amour pour la mode organique pour enfants : les miens avaient leur tenue des mois à l’avance ! Ma robe de mariée, par contre, je ne l’ai rencontrée qu’un mois avant le jour J. J’avais fait le déplacement sur Paris spécialement pour la connaître. Car j’étais sûre d’une chose : elle et moi, ce ne serait pas une histoire d’un soir, on allait se fréquenter très régulièrement. Il me fallait donc me rendre dans la boutique d’une talentueuse styliste capable de sublimer le corps féminin de ses coupes zéro déchet ou de ses teintures végétales : Marie Labarelle.

 

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Excursion sensorielle à la frontière franco-belge

Comme tu l’as peut-être vu sur Instagram, nous venons de passer trois jours chez mon amie Claire et ses enfants ; le genre de mini excursion qui me fait me demander pourquoi partir bien loin quand il fait si (atrocement) beau dans notre petit pays où ni la mer ni la forêt ne sont bien loin… Puisque les enfants ne sont jamais aussi heureux et faciles à vivre que dehors, Claire nous a fait découvrir les Prés du Hem, un parc de loisir à la frontière franco-belge, organisé autour d’un lac et dédié aux activités d’extérieur : nul manège ici, mais de la baignade, du pédalo, du canoë, des ponts suspendus, une réserve ornithologique, etc.

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Dans la famille « living book », je demande… Sissi, aussi libre que le vent

J’ai envie de te parler d’un bel album que j’ai reçu des Editions Gründ Jeunesse et qui me permet de sortir un peu de la tranche d’âge de mes enfants, puisqu’il est adressé aux jeunes lecteurs à partir de six ans : Sissi, aussi libre que le vent*.

D’emblée, j’ai eu envie de ranger cet album dans la catégorie des « living book », terme utilisé par la pédagogue Charlotte Mason pour désigner les livres qui, outre un contenu relativement consistant, véhiculent certaines valeurs morales et témoignent de l’engagement de leur auteur à l’égard de leur sujet. Sissi, aussi libre que le vent*, album richement documenté qui retrace les principaux épisodes de la vie de la célèbre impératrice d’Autriche et reine de Hongrie en insistant tout particulièrement sur le caractère de cette femme et l’abnégation dont elle dut faire preuve, entre parfaitement dans cette catégorie !

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Exercer sa motricité globale à l’intérieur : quelques idées version bois

Mes enfants sont très branchés motricité globale en ce moment, notamment parce que ça leur permet de jouer ensemble malgré leur différence d’âge. L’aîné organise des parcours, fait la démonstration et encourage sa petite sœur comme s’il l’entraînait pour de futurs jeux olympiques. C’est assez amusant à voir. Toutefois, si j’ai désormais renoncé à répéter à longueur de journée qu’on ne fait pas de trampoline sur le canapé (rassure-moi, chez toi aussi il y a des enfants debout sur ton mobilier de salon ?), je préfère que leur enthousiasme s’exerce sur un matériel adapté. Nous avons beau passer un maximum de temps dehors, nous habitons en appartement et notre grande terrasse est un espace largement insuffisant pour que puisse s’y libérer l’énergie des enfants. Quelques outils sont donc les bienvenus ; ils ont en outre l’avantage de travailler l’équilibre, l’orientation dans l’espace et de solliciter des muscles moins souvent mis à l’épreuve.

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Quand les mômes cuisinent : le gâteau au chocolat simplissime et délicieux

Toute famille qui a l’ambition d’inviter la pédagogie Montessori dans sa maison accorde une place de choix à la cuisine : c’est l’endroit par excellence où les enfants pourront affiner leur motricité fine en exécutant des tâches de plus en plus complexes, exercer leurs compétences exécutrices en suivant les différentes étapes de réalisation d’une recette, et bien entendu gagner en autonomie et en confiance en soi en participant à une activité très concrète de la vie de famille : la préparation des repas. Nul doute que vos enfants seront fiers de voir déguster par toute la famille leur création !

Le gâteau au chocolat que je te présente aujourd’hui est simplissime à cuisiner, car il comporte peu d’ingrédients et ne nécessite aucune opération complexe (comme séparer les jaunes des blancs ou monter ces derniers en neige) : ce gâteau peut donc être réalisé aisément avec des bambins. Les plus grands seront initiés aux mesures et éventuellement à la cuisson. Typiquement montessorien : n’oublie pas d’inclure les enfants dans l’étape de la vaisselle ! Ils y trouvent souvent plus d’intérêt que nous.

 

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Blog à facettes

Les deux derniers articles que j’ai écrits ici portaient sur la mode éthique pour enfants. Au moment de leur publication, on enterrait en Belgique la petite Mawda, deux ans, tuée par une balle perdue tirée par l’un des policiers qui poursuivait la camionnette dans laquelle elle fuyait en compagnie de sa famille et d’autres réfugiés. Il paraît que les balles se perdent désormais en Belgique et, bien sûr, l’ironie, l’insoutenable ironique, de la situation m’empêche de trouver les mots pour dire combien cela me rend triste, combien j’ai honte de mon inertie, de mon pays et de son gouvernement mené par un fantoche aux mains de l’extrême droite, combien je vomis l’hypocrisie et l’opportunisme du discours politique, combien je me sens impuissante face aux discours de la peur et de la haine, parce que moi je n’ai que les mots comme arme et que les mots, alors, semblent à la fois si envahissants – chacun y allant de sa petite opinion personnelle à coup de sondages médiatiques d’un cynisme éclairé : « Pour ou contre l’obtention du droit d’asile pour les parents de Mawda ? » – et si impuissants – pour informer, sensibiliser, appeler à l’empathie, lutter contre les amalgames, défendre les minorités… Alors, le jour je donne cours et j’écris des articles sur des vêtements pour enfants, et le soir je vais accrocher un body trop petit de ma fille à côté de centaines d’autres devant le palais de justice de Bruxelles et je me tiens en silence dans la nuit une bougie à la main. J’essaye de ne pas trop penser au fait que ma fille, comme Mawda, va bientôt avoir deux ans, parce que ça n’aurait pas été plus terrible si cela avait été un adulte frappé par cette balle. Le cliché aurait simplement été moins foudroyant.

Depuis un mois, donc, le silence.

Parce que Mawda méritait plus qu’une minute. Plus que mon désarroi. Plus qu’une bafouille maladroite. Plus que mes épaules voûtées et mes mains qu’on dirait amputées à force de ne plus trop savoir qu’en faire.

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