Les surnoms

Affectueux ou injurieux, les surnoms projettent sur l’être humain une image de lui-même renvoyée par l’autre ; pour le petit enfant qui est particulièrement dépendant d’autrui dans sa construction identitaire, il sera difficile de saisir que ces projections ne le désignent pas tout entier (ou qu’il n’a pas à s’y conformer) * clique ici pour en savoir plus *. D’autant que la plupart de ces surnoms ne sont pas neutres, mais renvoient à des idéologies discriminantes (compétitivité : « champion », genre : « princesse »…). Heureusement que June, du haut de ses trois ans, est là pour nous rappeler à l’ordre !

3 commentaires sur “Les surnoms

  1. J’y réfléchis en lisant ton mot et c’est vrai que les rares fois où le surnom a été « classifiant », j’ai été reprise par ma petite.
    En revanche je n’ai pas de cas de conscience avec les diminutifs ou « chachat », ni subi de remise en place!

  2. Tellement d’accord ! Ça me rappelle deux mignons petits livres jumeaux (qui correspondent bien à l’âge de tes enfants d’ailleurs) : « Je suis une petite fille ! » et « Je suis un petit garçon ! » de Peter Elliot et Nathalie Grignet. Les illustrations prennent au pied de la lettre tous ces surnoms (souvent très bêbêtes, en plus !), c’est très drôle ! Et à chaque page, l’enfant s’insurge : « Je ne suis pas une princesse ! Je suis une petite fille ! », « Je ne suis pas un petit ogre ! Je suis un petit garçon ! ». Et la chute est excellente !

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